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Ce n’est pas nouveau, depuis presque vingt ans certains psychologues en matière de management en parlent, la réussite professionnelle d’un manager dépend moins du niveau intellectuel ou des diplômes que du savoir faire émotionnel. Cette notion, qui jusqu’à présent pouvait faire sourire, est cependant devenue une nécessité à l’heure où l’ère du digital a entraîné la perte de rapports humains de qualité. En effet, quand la technologie est accessible à tous et de plus en plus fiable, quand l’information est partagée quasi instantanément sur toute la planète, les enjeux de différenciation se recentrent de plus en plus sur l’humain.

Et pourtant très souvent, les managers pensent que le comportement rationnel est le seul valable et que celui qui fait preuve d’émotions est un naïf ou un faible. Cette manière de raisonner est en fait la confusion entre un management émotionnel et un management émotif qui sont deux choses complètement différentes. En effet être un manager émotif, c’est se laisser aller à ses émotions qui ne généreront que du stress et de l’incompréhension alors qu’être un manager émotionnel, c’est choisir, dompter ses émotions, quelles qu’elles soient, pour convaincre et dynamiser son équipe.

Toute la différence est évidemment basée sur l’ego car un manager émotionnel est celui qui saura faire preuve d’empathie envers les autres et renflouer ses émotions personnelles uniquement centrées sur sa propre personne. Le nouveau manger doit donc non seulement savoir, mais surtout, aimer partager ses émotions sans que celles-ci prennent le pas sur son ressentiment personnel. De nouvelles études prétendent d’ailleurs que l’intelligence émotionnelle compte pour 70 % dans le succès des décideurs.

A quoi sert l’émotion dans le management ?

Les chercheurs en neurosciences le disent tous : sans émotions nous sommes incapables de prendre de bonnes décisions et nous ne pouvons pas créer de liens. Sans émotions nous ne sommes que des êtres incapables de communiquer et d’aider les autres à s’intéresser, à participer et à œuvrer positivement à la création d’un projet. Les managers qui réussissent ne sont donc pas toujours ceux qui sont les plus intelligents ou les plus inventifs mais ceux qui savent toucher, sensibiliser et accrocher leur équipe à travers leur émotions en leur donnant ainsi la force et la volonté d’agir et de concrétiser leur mission.

Celui qui pense que ne pas vouloir montrer ses sentiments est une règle infaillible, subira tôt ou tard le retour du boomerang car retenir ses émotions revient à favoriser l’émotif et à la fin à ne diffuser que des signaux de faiblesse.

L’ensemble du concept réside donc dans le fait d’exprimer les bonnes émotions au moment requis et de le faire de manière volontaire, simple et sincère. Comment ? Tout simplement en étant soi-même ce qui veut dire en pratique : ne pas avoir peur de faire connaitre ses peurs, ses doutes et ne pas hésiter à faire preuve d’humanisme.

En deux mots : être authentique ! Et cela n’est pas donné à tout le monde. Il faut en effet faire la différence entre la personne qui se sert avec sincérité de ses émotions et le manipulateur qui lui, la distribue dans un but de spéculation personnelle. La différence apparait justement dans l’authenticité des propos et de l’attitude et surtout dans la durée de l’action.

Un manipulateur tôt ou tard se dévoilera dans un moment de stress ou de fatigue, un vrai manager même dans les moments difficiles tiendra toujours la même forme de discours. Le leader authentique est simple dans la mesure où il n’est pas double : il n’y a pas d’un côté l’image qu’il veut donner de lui-même et de l’autre celle qu’il veut cacher. Il n’y a pas d’un côté la langue de bois et de l’autre les non-dits. Il n’y a pas d’un côté le langage rationnel et de l’autre le ressenti émotionnel.

L’homme authentique est unifié par la mise en cohérence de ses actes avec la finalité de sa vie, au-delà de sa vie personnelle et de sa vie professionnelle. L’authenticité qu’elle soit naturelle ou recherchée est de toutes façon une excellente méthode pour assumer la réalité, ses faiblesses et s’orienter ainsi vers la voie de l’intégrité.

Un outil de travail de nos jours de plus en plus indispensable d’autant qu’en période de crise la peur du lendemain réduit la confiance. Or la confiance se construit goutte à goutte comme elle se perd rapidement en s’écoulant à flot et seul un leader authentique sera capable de la faire grandir en partageant ouvertement sa vision du futur, en dévoilant aussi bien ses craintes que ses ambitions, et en s’impliquant lui-même dans l’action qu’il demande à tous d’engager.
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Le nouveau management sera émotionnel

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